008☆le rhum pour le corps, le sang pour le cœur

Des choses, il s’en passa dans ce caboulot, et vraiment, foi de Madamgaspar,  je commençais à apprécier ce bon vieux Denis … Hier soir, il me fit découvrir une facette de sa personnalité assez inhabituelle ; celle qui se trouve aux confins abyssaux de son âme. Oui oui, je vous parle de son petit organe vermoulu (non non, pas celui-là !! plus haut !!) qui ne lui est plus beaucoup nécessaire pour réguler ses pulsations cardiaques, car il est aussi dur qu’un boulet de canon, aussi sec qu’une île déserte, aussi glacé qu’un cocktail de rhum …
Le COEUR de Denis lui est tout bonnement inutile. Oui mais il existe dans ce bas monde un remède capable d’astiquer la turbine (meuh non, allons, voyons !!!). Un remède particulièrement puissant pour refaire couler le fluide, actionner les ventricules, chauffer la machine, rougir les bajoues et mettre le cerveau en ébullition.

Et voici mesdames et messieurs, cet antidote s’appelle Bouboulina, Laskarina Bouboulina.

Une femme époustouflante, au charme aussi dangereux que sa disposition à manier le mousquet. Laskarina Bouboulina est l’Héroïne grecque de la guerre d'indépendance de 1821. Et nous l’avons croisée hier soir !



Née en prison à Constantinople, elle fut la fille du capitaine Stavrianos Pinotsis, grand révolutionnaire durant l’occupation ottomane. Elle vécut sur l’île de Spetses avant de faire construire à ses frais quatre navires, dont un particulièrement grand, l’Agamemnon. En 1816, les Ottomans tentèrent de confisquer ses biens sous prétexte que son second mari avait combattu aux côtés des Russes contre les Turcs. Bouboulina se rendit alors à Constantinople pour trouver protection auprès de l’ambassadeur russe Strogonoff. Mais celui-ci l’envoya en Crimée pour sa sécurité. Après trois mois d’exil, Bouboulina retourna à Spetses.
Puis, elle rejoint la Philiki Etairia (la Société des Amis), une organisation secrète préparant la révolution contre l’occupation ottomane.
La construction de l’Agamemnon s’achève en 1820. Bouboulina soudoya les Turcs afin qu’ils ferment les yeux sur la taille du navire. Elle organisa ses propres troupes, composées d’hommes de Spetses et employa sa fortune à fournir nourriture et munitions aux marins et soldats sous son commandement. Le 13 mars 1821, elle hissa au sommet du mât son propre drapeau. Le 3 avril, les habitants de Spetses se révoltèrent et rejoignirent les forces venues d’autres îles grecques. Bouboulina navigua alors vers Nauplie et entreprit un blocus naval en compagnie d'autres navires de Spetses. Elle assista à la chute de Tripolis le 11 septembre 1821. Au cours des négociations ayant précédé la chute de la ville, elle obtint des bijoux des femmes turques de haut rang en échange de promesses de protection.
Après la prise de Nauplie en décembre 1822, elle s'installa dans la ville, alors commandée par son beau-fils Panos Kolokotronis. Accusée d'avoir revendu les canons de la forteresse et d'avoir fabriqué de la fausse monnaie, elle en fut expulsée en 1824. Ayant consacré toute sa fortune à la guerre d’indépendance, Laskarina Bouboulina fut tuée en 1825 au cours d'une vendetta familiale. (source wikipédia)


L'esprit de Bouboulina est attablé, là, dans ce caboulot. Elle qui a connu la révolution, grande figure de la guerre d'indépendance grecque, la revoilà, plus assoiffée d'indépendance que jamais, elle clame sa vengeance et hurle son injustice. Ses cris font échos dans le coeur de Denis et résonnent jusqu'à lui en faire tomber sa dernière dent. 


Devant ce charisme romanesque et légendaire, Denis le Phocéen, magnifique capitaine pirate, chavira ...

Merci à toi Maxaki pour cette source d'inspiration qu'est Bouboulina, découverte ensemble, dans les rues de Thessalonique ...

5 commentaires:

Haribo a dit…

suis jalouuuuuuuuuuse :(
(super billet au passage :) ça me redonne le moral)

madam☆gaspar a dit…

ouais, Denis vient de tomber raide dingue in love, oubliez le toutes mesdames, la place est prise! !!!! ;)

pat.ramarlah a dit…

je trouve le travail formidable!!!!

Thierry Jamard a dit…

Un sacré courage, la Bouboulina, qui s'est opposée à des ennemis qui coupaient les têtes, qui empalaient. Et un bel idéal de liberté. Une vraie féministe émancipée avant la lettre.

madam☆gaspar a dit…

merci à tous!
Laskarina, oui, quelle figure heroïque!! où en êtes vous dans votre périple Thierry?